Presse Revue de presse, Critiques...

Tadorne
Tadorne (www.festivalier.net)
31 Juillet 2010
Par Pascal Belly

Putain d’actrice!

(…) Parce que les mots ont encore un sens, je suis retourné au théâtre. Valérie Brancq est seule sur scène pour interpréter les textes de deux prostituées et écrivains, aujourd’hui disparues (Nelly Arcan et Grisélidis Réal). Très vite, « LB25 (putes) » inclut le spectateur dans la relation avec la prostituée. Ce n’est ni gratuit, encore moins vulgaire. Ici, révéler le corps pour mettre l’âme à nu est un art. C’est souvent cruel, ça saigne parfois, c’est chorégraphié, car le cauchemar a aussi sa danse. Les mots, les photos et les postures percutent parce que la mise en scène d’Olivier Tchang-Tchong articule le corps de l’acteur (donné en pâture aux spectateurs avide de sensations fortes) avec celui de la prostituée (qui telle une chrysalide se dévoile à mesure que les coups et les humiliations cessent). Entre, il y a nos souvenirs d’enfance où le corps était déjà l’objet de tant de convoitises et notre vie d’adulte où nous marchandons sans cesse « notre force de travail ».

Autant dire que « LB25 (putes) » n’est pas un spectacle de tout repos. Pendant une heure, je n’ai rien perdu de la force des mots; je n’ai jamais baissé les yeux alors que Valérie Brancq vous fixe pour vous donner l’énergie d’entrer dans sa «maison de la force». Loin d’être close, elle est ouverte pour accueillir votre sensibilité afin que vous portiez un regard politique sur la prostitution au moment même où le pouvoir fait fuir les putes de nos rues pour les cloîtrer dans l’espace virtuel d’internet.
« LB 25 (putes) » est un spectacle où une putain d’actrice transforme la scène en trottoir tandis que défile sur écran géant l’histoire de celles « qui n’en sont pas revenues ».
De leur mal de vivre.
De notre mal d’amour.

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Vaucluse Matin
Vaucluse Matin (Le Dauphiné Libéré)
31 Juillet 2010
Par Jean-Dominique RÉGA

Vaucluse Matin

“LB 25 (putes)” est un spectacle né de la rencontre de Valérie Brancq, comédienne, et Olivier TchangTchong, chacun ayant envie d’ interroger la société d’aujourd’hui autour de la question de la prostitution. Il s’appuie sur les textes de Nelly Arcan et Grisélidis Réal, prostituées et écrivaines.

L’actrice seule en scène, en même temps qu’elle témoigne pour son personnage, porte la parole de toutes ces femmes tombées dans la prostitution, libres, exploitées, heureuses, malheureuses, vivantes, assassinées. Au fil des scènes elle dévoile son corps. Elle incarne la prostitution.

Dans le bon ton, avec un texte touchant, une gestuelle vraie, des positions évocatrices qui peuvent déranger, elle nous amène dans cet univers particulier et le quotidien de celles ou ceux qui vendent leur corps. Le public ne peut pas rester insensible. Tout en laissant libre cours à son imaginaire, il peut se questionner sur une oeuvre théâtrale qui est un vrai miroir de la société. Voilà un sujet sensible bien traité, qui a fait l’objet d’un Coup de CoeurArte lorsde ce festival d’Avignon 2010

laboiteasorties
La Boîte à Sorties
27 Juillet 2010
Par Amelie Blaustein Niddam

Valerie Brancq est une bombe de pute

(…) Une heure en pleine gueule , le talent de Valerie Brancq, les beaux textes de Grisélidis Réal et Nelly Arcan dans la mise en scène au carré d’Olivier Tchang-Tchong.

Elle nous attend en girl next door , jolie blonde, jean tout bête. Le public s’installe et elle balance un peu énervée que si tout le monde est prêt, alors , elle va faire la pute. Elle se transforme, bas résille, string rouge, top léopard, blouson cheap en fourrure. Elle chante , récite, raconte, mime, sa vie de pute. Les chinois, les Juifs, les hommes d’affaires, les pervers, les honteux, les précoces, les longuets.(…)

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Lyon Premiere
Lyon Première
18 Juillet 2010
Par Jean-Marc Roffat

Quand Jean-Marc Roffat fait son « OFF » pour Lyon 1ère…

Je suis allé aux putes en Avignon, je n’ai pas peur de le dire ! Mais je ne suis pas le seul ! Cela fait partie du Off et on ne va pas s’en priver. Mais il y a pute et pute. Il y en a que j’aime et d’autres pas. A l’époque de la pub comparative, je me suis amusé à comparer les deux spectacles interdits aux moins de 18 ans. J’ai d’abord zieuté Lettes à une pute… Le spectacle est aussi pauvre que son dossier de presse tout vide et tout blanc. Il n’y a rien… Pas de réel texte, pas de réelle mise en scène, pas le moindre érotisme, pas la moindre tentation ou provocation… On écoute une lecture de lettres de chiottes écrites certainement par un adulte encore pubère… La comédienne fait de son mieux mais on sent qu’elle n’y croit pas non plus. Elle nous impose son strip-tease sans la moindre conviction. Résultat, il ne se passe rien entre la scène et le public. Rien de bandant j’vous dit. Mais bon, ceux qui veulent se rincer l’oeil peuvent venir dans cette boîte de nuit mais le meilleur est au bar et non sur scène. Heureusement, il y a de l’autre côté LB25 ! C’est le spectacle le plus dur et le plus dérangeant du festival. Je l’ai vu l’an dernier et son attachée de presse m’a tellement harcelé que j’y suis retourné. LB 25 est à l’opposé de lettres à une pute ! Il y a un texte très, très dur sur la condition de ces femmes. Il y a aussi et surtout une grande artiste. Valérie Brancq est plus qu’une comédienne car elle nous tord les boyaux. Elle éjacule ses « maux » avec une rare violence en gardant une étincelle dans le regard. Et puis, LB 25 c’est avant tout le nom de code d’une prostituée sauvagement assassinée en décembre 1999… Cette pièce interpelle nos bonnes consciences masculines mais aussi féminines. La comédienne s’en prend à nous. Elle insulte nos mauvais comportements. Elle nous passe des photos de prostitués filles et garçons confondus dont certains toxicos. LB25 c’est avant tout le malaise de notre société. Le Kleenex que l’on prend et que l’on jette dans l’Amour, dans le boulot et dans la vie !

Nous ne sommes plus qu’un peuple de Kleenex et c’est à gerber. Valérie réalise encore et toujours le plus fort rôle d’Avignon et les vedettes du In n’ont plus qu’à aller se rhabiller. Car Valérie jappe comme une chienne sur scène pour hurler la souffrance de celles subissant l’exploitation et la violence des hommes dans une société qui abandonne ces filles sans joie dans les bois plutôt que de les protéger en rouvrant les maisons closes. On ne ressort pas intact de ce spectacle. Il fait mal à l’âme ! C’est donc fait pour un public averti. On l’a vu à Lyon cette année au Carré 30. J’espère que la petite troupe va vite revenir dans la capitale des Gaules… Pardonnez-moi le jeu de mots…

La Friteuse Numérique
La Friteuse Numérique
19/07/2010

La Friteuse Numérique (Blog) Avignon Off 2010

C’est un montage de textes magnifiques, de deux prostituées écrivaines : Grisélidis Réal et Nelly Arcan. Nous sommes accueillis comme si nous arrivions au bordel et la comédienne Valérie Brancq porte leurs maux et nous prend en main avec force et talent. A l’Art Scène Théâtre tous les jours à 22h50 par le metteur en scène Olivier Tchang Tchong. (…)

Un spectacle honnête qui ne triche pas et une actrice époustouflante qui a vraiment du chien.

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laprovence
La Provence
15 Juillet 2010
Par Rémy Martino

La Provence.com (Avignon Off 2010)

Un choc. Une seule comédienne sur scène, Valérie Brancq. Son but, parler de la protitution. Et restituer dans son contexte sombre, glauque et dérangeant cet univers qui nous est à la fois familier et inconnu. C’est un spectacle de 55 minutes, mais qui paraît à la fois une seconde et une éternité. On est mal sur son siège, on croise les bras, on n’ose pas regarder. Car LB25 (putes) est une oeuvre qui dérange, assurément.

Sur scène, les gestuelles sont plus qu’évocatrices. En réalité, le temps d’une petite heure, il n’y a plus aucune place pour l’intimité, la pudeur, ni même la dignité. La comédienne endosse son rôle sans la moindre retenue, alternant les positions outrageuses, optant pour un dénudé provocant. Que les choses soient claires: on ne prend pas de plaisir à regarder LB25. On se prend un claque en pleine figure. Une claque cependant nécessaire, qu’il faut accepter de recevoi

Le texte du spectacle est issu de paroles de prostituées. Sans complaisance, sans tabou, il évoque le quotidien noir et nauséabond d’un monde qui étouffe, qui survit de ce qui le tue. Qu’elle soit revendiquée, subie ou tout juste assumée, la prostitution présentée par LB25 laisse un arrière-goût amer. Chacun est mis face à son propre miroir. Chaque spectateur se sent coupable d’une injure faite à toute l’humanité. Un spectacle poignant, hors normes. Qu’on aime ou on déteste.

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Portrait de Valérie Brancq sur « Chroniques Epicuriennes »

TetueLe 25 Janvier 2010, le blog tétu « CHRONIQUES ÉPICURIENNES » de Moémie a consacré un portrait à Valérie Brancq. Elle y parle de son expérience de comédienne dans LB25 mais aussi de son parcours et de son désir de «porter dans le vivant» les paroles des prostituées…

Portrait d’une « pute »

LB25 « testé pour vous » sur RMC

LB25 a reçu les honneurs de l’émission « Lahaie, l’Amour et Vous » sur RMC le 20 janvier 2010. Dans la rubrique « J’ai testé pour vous », Cécile a répondu aux questions de Brigitte Lahaie et donné son sentiment de spectatrice. Merci à elles deux.

On excusera bien entendu la petite erreur en rendant « Les Monologues du Vagin » à leur véritable auteur : Eve Ensler.

ruedutheatre
Rue Du Théâtre
15 Janvier 2010
Par Cécile STROUK

Belle pute, va !

Quelle claque ! Le spectacle qui a actuellement lieu à la Folie Théâtre, à Paris, en donne une grosse, une qui fait mal, qui lance et dont le souvenir reste pour longtemps imprimé dans la tête.

« LB 25 », une pièce sur les putes, le tragique des hommes et la bravoure des femmes.

(…) « LB 25 » raconte l’histoire de femmes dont le corps répond sans ambages aux fantasmes les plus turpides, histoire clamée par un être seul en scène. Porte-parole d’une couche répudiée par une société hypocrite, la comédienne Valérie Brancq incarne la prostitution, en ce qu’elle a de plus vulgaire, de plus violent, de plus symbolique et de plus douloureux.

(…) Les textes prennent vie dans la bouche et le corps de cette femme, en pleine possession de son rôle. Elle a tout de la pute : son arrogance, son regard fier, sa chatte ouverte, ses cuisses rosies, sa cambrure travaillée, ses cris feints et son corps désirable. Elle s’expose au spectateur comme jamais. La mise à nu est complète, désespérée, sans demi-mesure. Physique autant que psychique, ce dénuement lève le voile sur une douleur indéfectible. Sur un moi à la perdition d’autant plus cruelle qu’elle est consciente.

A la mise en scène, Olivier Tchang-Tchong tour à tour dramatise et magnifie cette exhibition, par une musique lancinante, douce, ou rude, par des affaires courtes qui sont là pour mieux être ôtées, et par ce micro, qui amplifie le cri d’une fourrure meurtrie.

« LB 25 » est une expérience, un spectacle qui se vit au moins une fois dans l’existence, un catalyseur des angoisses, un révélateur des fantasmes et une épreuve pour les sens. La prostitution y trouve son expression la plus crue et la plus digne.

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theatrorama
theatrorama.com
20 Décembre 2009
Par Bruno Deslot

Les souillures de la rue

Un corps s’exhibe pour s’abandonner à la réalité de ses fonctions. Une chatte vendue à prix bas, prend la parole pour vomir les putasseries de la rue.

(…) Vaste champ de bataille sur lequel opèrent les queues du monde entier, le vagin de Ginka contient un génocide mondial légitimé par la quête du plaisir furtif de l’homme en proie à ses fantasmes les moins avouables. Sa chatte est à disposition pour 300 francs. Assise, debout ou allongée, elle rêve à la maison qu’elle pourrait s’acheter pour y vivre paisiblement. Son discours est franc, sincère et sans détours, il ne s’agit pas de pratiquer la complaisance pour s’évoquer, nue devant un public curieux.

(…) Evoluant dans un espace clos, aux lumières bleutées, sans décors, Valérie Brancq s’approprie avec une aisance déconcertante la difficulté de son rôle. Arrogante, elle prend le public à partie avec une élégance et une poésie touchantes, pour s’évoquer et se montrer sans vulgarité. Elle enchaîne les mots, les situations, les positions, avec toujours plus de vérité, qui s’impose comme une évidence. L’indécence n’est pas le propos pour une mise en scène qui convoque le corps afin d’en faire la caisse de résonance de tous les maux qui le transforment. Une pute, qui n’a plus rien à perdre, même pas son honneur, s’approprie un espace de parole dans lequel tout est permis. Admirable, Valérie Brancq, se transforme dans l’espace clos qui lui est réservé, pour dire et montrer, ce que les autres filles ne peuvent sans doute pas faire. Sa nudité, ses gestes obscènes légitiment un engagement fort et troublant pour restituer la réalité de ces filles que l’on marchandise, pour dire la vérité sur ces corps que l’on réduit à l’humiliation dans le silence obscène du plaisir vénal.

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laprovence
La Provence (laprovence.com)
1er Août 2009
Par Julie JAMM0T

La Provence.com (Avignon Off 2009)

(…) Valérie Brancq mime, décrit, raconte avec les mots de Grisélidis Réal et de Nelly Arcan. Elle incarne avec son corps toutes les professionnelles du sexe, elle leur donne une voix, abandonnant parfois le jeu cru pour dire la réalité nue. Elle pose les questions que l’on n’osait soulever : une prostituée jouit-elle ? C’est plus facile d’imaginer que non, plus rassurant. Pourquoi cela devient-il obscène si elle jouit vraiment ? (…)

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Les Trois Coups
Les Trois Coups
Dimanche 26 Juillet 2009
Par Claire Néel

Un coup de poing dans les yeux

Une fois la nuit couchée sur la ville, à l’heure où quelques camions s’allument de bougies derrière les remparts, Valérie Brancq, comédienne, devient pute au Théâtre du Bourg-Neuf. « Elle est payée pour le faire. » On paie pour la voir. « LB25-(putes) ». Un spectacle sans ambiguïté. (…)

Cette femme a du courage. Non : cette femme a un désir, en forme de conviction profonde, de montrer la putasserie des putes. Aujourd’hui. Elle le fait sans tact, ce serait mal venu. Elle est entière dans son interprétation, elle se donne sans demi-mesure, corps et drame. Elle a le regard vif, nous pointe de l’oeil et nous englobe, nous amuse même, franchement. Aucune complaisance dans son attitude, elle n’est pas là pour ça, pas de leçon donnée. Des maux, râles, cris d’amour enragé, dégoût, féminité. Elle ne plonge à aucun moment dans l’agressivité gratuite ou dans le plaisir puéril de la provocation. Elle fait ressortir la violence, juste telle qu’elle existe. Cette violence choque, pas le choix de Valérie Brancq et Olivier Tchang-Tchong (metteur en scène) (…)

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La Marseillaise
La Marseillaise
Lundi 20 Juillet 2009
Par Lydie Mallet

LB25, le dossier d’une pute

LB25, c’est le numéro de dossier d’une jeune prostituée bulgare violemment assassinée en 1999 à Paris. Valérie Brancq, c’est l’actrice qui interprète cette pièce inspirée des textes de Grisélidis Réal et de Nelly Arcan.
Elle joue une pute, elle « fait la pute« . Elle nous interpelle, nous, spectateurs assis dans ce théâtre, et spectateurs discrets de ce monde peuplé de prostituées et de clients des prostituées. Ce monde est violent, Valérie Brancq est agressive. Ce monde est porno, Valérie Brancq joue le porno. Ce monde est dégoûtant, Valérie Brancq dit des mots nauséabonds. Ce monde connaît des instants de tendresse, Valérie Brancq peut se montrer douce.
Mais les spectateurs n’ont pas l’air excités : si les postures sont suggestives, accompagnées de nudité et de quelques phrases aguicheuses, le contexte ne s’y prète pas. Ici, on nous oblige à regarder et à entendre la réalité de la prostitution, entre violence et tendresse, entre curiosité avide et écoeurement. L’actrice nous crache ses mots, ses histoires de putes, ses putasseries, son corps nu et malmené. Elle nous met mal à l’aise, elle nous demande des comptes, elle nous déculpabilise, elle nous aggresse… Elle nous fait rire, aussi, parfois, ou au moins sourire.
Quelques spectateurs se sauvent avant la fin, choqués. Les autres restent : ils veulent entendre et voir la totalité de ce monologue envoûtant et génant. Ils veulent aller jusqu’au bout de ce voyage ambigü, mais salutaire, dans les mythes et réalités du plus vieux et du plus tabou métier du monde.

Clichy Mag
Clichy Mag
Juillet 2009
Par J. Bodet

J’ai une tendresse particulière pour les femmes prostituées

Soutenue par la Direction de la Culture de clichy, la pièce de théâtre « LB25″ est présentée à Avignon jusqu’au 31 Juillet. Née de la rencontre entre la comédienne clichoise Valérie Brancq et le metteur en scène Olivier Tchang-Tchong, elle parle de la prostitution. Rencontre avec cette ancienne éducatrice de 40 ans devenue comédienne et directrice de sa propre compagnie, Kaméléon Cie. (…)

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